Le lieu est calme, ce vendredi matin. Des personnes vont et viennent apportant literie et nourriture, d’autres proposent leur aide.
Des arrivées de personnes demandant l’hébergement sont traitées par des bénévoles bilingues. La consigne est très claire : seules les enfants mineurs peuvent être hébergés, éventuellement avec leur famille. Pour les autres, couples sans enfants, adultes… ce bâtiment réquisitionné ne peut pas être la solution. Mais les bénévoles assurent que d’autres locaux pourraient bien être prochainement mis à disposition.
Car la situation du logement à Marseille est particulièrement difficile pour toutes les personnes défavorisées…
Le collectif réclame :
« – l’arrêt des mises à l’abri à l’hôtel qui sont de fait dépourvues d’accompagnement de qualité
– l’ouverture de foyer d’urgence pour mineur.e.s, seuls ou non, pour que plus un seul enfant ne dorme à la rue
– l’ouverture de maisons d’enfants pour les mineur.e.s, et d’autres solutions pour les enfants accompagné.e.s de leurs parents.
– l’égalité dans la prise en charge sans distinction de l’origine pour tous les enfants.«
Auteur: Région Sud-Est




