La Porte d’Aix rebaptisée par les manifestants
Pour la Journée internationale des migrants à Marseille, deux à trois cents personnes se sont rassemblés à la Porte d’Aix, rebaptisée par les manifestants « Place Domenico Lucano » en hommage à l’ex-maire du village de Riace, en Calabre, condamné à 13 ans de prison par la justice italienne en raison de la politique d’accueil exemplaire qu’il avait adoptée pendant ses trois mandats successifs. Riace est devenu le symbole d’une hospitalité active dans le cadre d’une économie sociale et solidaire: « une vie alternative, qui a fait renaître une ville alors qu’elle était en train de mourir » disait son maire Domenico Lucano », en réponse aux attaques des tenants du racisme et de la xénophobie.

La Ville de Marseille vient d’adhérer à l’ANVITA, l’Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants : la Cimade, le Réseau Hospitalité, la Ligue des Droits de l’Homme, les Usagers de la Pada, l’association Ensemble Marseille et l’ensemble du tissu associatif en espèrent, au delà du symbole, des retombées concrètes pour les personnes exilé.es.
Les personnes exilé.es prennent la parole

Le 18 décembre est l’anniversaire de la signature de la « Convention sur les droits des travailleur.ses migrant.es et des membres de leur famille » et de la Charte Mondiale des Migrant.es initiée à Marseille.
Mais ces droits sont largement mis à mal, comme l’explique Nadine, du Collectif de Demandeurs de Papiers (CDP 13) : sans titre de séjour, « on n’a droit à rien et on peut recevoir une Obligation de Quitter le Territoire Français du jour au lendemain ».


Auteur: Région Sud-Est