Rassemblement solidaire à Toulon
L’Anafé n’a pu entrer en zone d’attente
Le « dispositif de prise en charge » des exilés présenté vendredi par la Préfecture du Var doit selon les autorités conjuguer « dignité, sécurité, rigueur et fermeté ».
Un important déploiement des forces est mobilisé pour procéder à « une évaluation sanitaire des personnes » avant de les transférer « sous escorte vers un lieu d’hébergement situé sur la presqu’île de Giens », selon le Préfet. Toutes les personnes prises en charge sont orientées vers une zone d’attente temporaire, mise en place au CCAS de Giens. Là, leur demande d’asile sera examinée en procédure accélérée, par des agents de l’Office français de la protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), pour « déterminer le bien-fondé des demandes« .
Deux personnes de l’Anafé ont été empêchées de pénétrer dans la zone d’attente du port. L’Anafé, Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers, réunit des associations comme ACAT France, Amnesty International, La ligue des droits de l’homme, Gisti, la Cimade, etc.
La Cimade demande urgemment
- un centre d’accueil ouvert. La privation de liberté en zone d’attente ne fait qu’accroitre les souffrances et traumatismes vécus en mer et sur le parcours d’exil
- la protection immédiate et la mise à l’abri des personnes vulnérables (dont les mineurs),
- le dépôt de demande d’asile pour toutes les personnes qui le souhaitent, et l’examen approfondi de toutes les situations des personnes afin que la garantie de l’exercice de leurs droits soit respecté
Et une remise en cause profonde des politiques migratoires (Dans un communiqué de presse), pour éviter demain d’autres drames avec d’autres bateaux.
Auteur: Région Sud-Est


