Deux mineurs au centre de rétention de Bordeaux
Depuis le 9 octobre, deux mineurs sont enfermés au centre de rétention administrative de Bordeaux, en contradiction totale avec la loi.
En tant que mineurs isolés étrangers, ils ont été pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance du Département depuis leur arrivée sur le territoire. La préfecture de la Vienne a choisi de remettre en débat leur minorité sur la base de plusieurs éléments très contestables :
- Des examens osseux dont l’ensemble de la communauté scientifique s’accorde à remettre en cause l’efficience;
- Des actes d’état civil, dont les services préfectoraux n’hésitent pas à revenir sur l’authenticité, et des documents d’identité alors qu’ils leur ont été délivrés par les représentations de leurs propres autorités sur le territoire français.
- L’Administration française s’arroge la compétence de remettre en cause de tels documents d’identité délivrés par des services administratifs d’États étrangers. Là encore, elle outrepasse son pouvoir.
Tous ces éléments démontrent l’acharnement dont sont victimes ces deux jeunes. Ils sont privés de leur liberté depuis plus de dix jours, dans un lieu d’enfermement où ils n’ont pas leur place en tant que mineur, en attente de leur expulsion vers un pays où ils ne bénéficient plus d’aucune attache parentale.
La Cimade dénonce cet acharnement de la préfecture de la Vienne à l’égard de ces deux jeunes garçons. C’est la marque d’une politique aveugle menée contre les étrangers, notamment les plus vulnérables.
La Cimade demande la libération immédiate de ces deux mineurs et la régularisation de leur situation.
Auteur: Service communication