Aujourd’hui, peu de solutions s’offrent aux familles et aux proches d’un·e défunt·e ou d’une personne disparue que ce soit au niveau national ou régional dans le cadre de leurs recherches. C’est principalement via le réseau des croissants rouges, croix rouge et le CICR que les familles et les proches peuvent être orientées et soutenues mais sans garantie d’obtenir des réponses. En effet, même s’il existe parfois des procédures au niveau national (comme une commission pour la justice au Mexique par exemple) ou des tentatives de mettre en place des procédures, les pratiques sur le terrain concernant la collecte d’information liée à un corps ou à un naufrage diverge d’un lieu à un autre et ne sont pas centralisées. De plus, ajoutons à cela le manque de coopération internationale sur le sujet entre les États, les familles, les proches qui sont en recherches et leurs soutiens se retrouvent généralement dans le flou.
C’est dans ce contexte qu’une cinquantaine de personnes et organisations engagées sur la question à l’échelle internationale, dont La Cimade dans le cadre de Boats 4 People, se sont réunies à Mytilène (Grèce) sous l’impulsion de l’initiative Last Rights afin d’échanger sur un projet de protocole international sur la question des personnes décédées et disparues. C’est ainsi que le 11 mai 2018, la déclaration de Mytilène (en anglais) pour un traitement digne de toutes les personnes disparues et décédées ainsi que leurs familles et proches a reçu ses premières signatures. Elle pose un premier jalon en termes de reconnaissance de droits aux personnes décédées et disparues ainsi qu’à leurs familles et proches. La Cimade et Boats 4 People en sont signataires. A termes, la déclaration sera accompagnée du protocole complet comprenant : un glossaire, une note explicative des principes et des droits énoncés ainsi que des lignes directrices pour la mise en œuvre.
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Auteur: Pôle Europe et International