Alors que l’enfermement des étrangers se systématise en France et en Europe, La Cimade invite le public à questionner les logiques de l’enfermement administratif de 1939 à nos jours.
En 1940 , La Cimade entre dans le camp de Gurs, à quelques kilomètres de Pau, pour apporter un soutien moral, matériel et spirituel aux populations internées. Ce camp a été construit en 1939 pour accueillir les Républicains espagnols. Les « indésirables » du temps de guerre et les juifs en transit vers les camps d’extermination y ont également été internés. Comme dans le camp de Brens, du Récébédou ou encore de Rivesaltes, La Cimade y a été présente pour aider les internés, cependant que d’autres équipiers ont participé, à l’extérieur du camp, à l’organisation de filières d’évasion.
70 ans après, La Cimade est encore présente dans des centres de rétention, même si l’accompagnement juridique y est gravement remis en cause. Comment ces lieux d’internement, pensés comme transitoires et exceptionnels se sont-ils banalisés au point d’apparaître comme une simple technique pour « gérer les flux migratoires » ?
Auteur: Service communication